Prévention des déchets : la dynamique territoriale est en marche

Parent pauvre des actions territoriales menées en matière de déchets, la prévention est un enjeu transversal où beaucoup reste à faire. Mais comment et pour quels résultats ? Un colloque de l’Ademe a permis de faire le point sur le sujet.

Un colloque de l’Ademe sur la prévention des déchets a fait salle comble le 15 juin 2010 en réunissant nombre de collectivités invitées à témoigner de leur politique en la matière. Au préalable, l’Ademe a dressé un bilan du déploiement des plans et programmes locaux de prévention, dont la loi Grenelle 1 prévoit la généralisation. Pour l’heure, 17 plans ont été mis en place et une trentaine d’autres sont en cours. La plupart ont été signés fin 2009. Portés par les départements ayant la compétence planification, c’est-à-dire tous excepté ceux d’Ile-de-France, ces plans sont appuyés par l’Ademe à hauteur de 250.000 euros en moyenne, soit 0,22 euro par habitant. En parallèle, une centaine de programmes ont été engagés et 180 sont en préparation. Dans leur cas, l’aide de l’Ademe atteint une moyenne de 120.000 euros par programme. Conditionnée à la réalisation annuelle d’objectifs fixés sur cinq ans, cette aide fait l’objet d’un accord-cadre de partenariat. « Globalement, le dispositif est bien accueilli par les collectivités, même s’il est encore perçu comme trop complexe », commente Dominique Traineau, du service prévention et gestion des déchets de l’Ademe. Spécificité du binôme plan-programme : l’un et l’autre ne sont pas forcément lancés simultanément et leur dynamique est même relativement indépendante, même si le but est bien qu’ils s’enchâssent et s’harmonisent sur un même territoire. Par ailleurs, cette dynamique n’est pas partout la même : les régions Bretagne, Ile-de-France et Pays-de-la-Loire sont ainsi les plus proactives en matière de programmes lancés.

Publié le jeudi 17 juin 2010

Suite & Source : Localtis.info